Publication de la recommandation générale de l’OKaJu concernant la protection des enfants contre toute forme de violence à l’école 2021-10-05
UNE ECOLE SÛRE – A SAFE SCHOOL – DIE SCHULE: EIN SICHERER ORT (PDF DU DOCUMENT INTEGRAL)
Résumé de la recommandation:
Recommandation générale inspirée par des réclamations récentes concernant des multiples formes de harcèlement ainsi que par la publication d’une lettre ouverte d’anciennes élèves aux responsables politiques
L’école doit offrir un environnement sûr à tous·tes les élèves, où la protection contre toutes formes de violence et de comportements transgressifs de la part du personnel enseignant ou encadrant est garantie et absolue
L‘Ombusdman fir Kanner a Jugendlecher (OKaJu) recommande d’agir sur trois axes clé : Prévention, Intervention et Médiation
1) Prévention : informer, sensibiliser et bien traiter
- Adapter les textes légaux et les lignes directrices existants et introduire un Code de déontologie spécifique pour les professionnels accueillant des enfants et des jeunes
- Intensifier les actions permanentes et continues de sensibilisation et de promotion de la non-violence et du respect d’autrui dans le cadre d’une culture institutionnelle de bientraitance où la parole de l’enfant est encouragée, entendue et prise au sérieux ;
- Spécifier en la matière les plans de formation continue existants ou à développer pour tous les professionnels qui accueillent et encadrent des enfants et des jeunes ; intégrer ces formes de violences dans les programmes d’études et de recherches existants ou à développer ;
2) Intervention : agir et réagir
- Désigner un·e « child protection officer » (délégué·e à la protection de l’enfance) au sein de tout établissement scolaire. La·le child protection officer doit être formé·e à cette fin, facilement accessible aux élèves, et pouvoir travailler de manière indépendante de la hiérarchie ;
- Mettre en place, dans chaque établissement scolaire, des procédures d’aide et de signalement claires et concrètes à activer immédiatement en cas de violence ou suspicion de violence. Ces procédures doivent être connues par tout le personnel au sein de l’établissement;
- Compléter les dispositifs existants par une obligation légale de gestion de plaintes et de réclamations intra-institutionnelle et incluant le retour d’information (feedback) aux auteur·es des réclamations
- Mettre en place un travail d’accompagnement et de suivi de tout enfant ou jeune victime de violence, adapté aux besoins spécifiques de la personne victime et avec son accord ; la médiation doit être une offre facultative à laquelle les enfants et les jeunes peuvent recourir sans y être obligé·e·s ;
- Établir des mécanismes de médiation visant la résolution de conflits interpersonnels dans une perspective de reconstruire / réparer des liens sociaux abîmés ou rompus par des actes de violence ;
- Toute médiation ne se substitue pas aux interventions disciplinaires ou judiciaires. Les mécanismes de médiation ne doivent en aucun cas substituer le signalement aux autorités compétentes des cas de maltraitance ou abus qui pourraient constituer un crime ou délit sous le droit pénal, mais doivent être complémentaires et viser une médiation avant qu’une situation ne devienne plus grave.
Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher
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